
Kinshasa, ce 22/06 le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a frappé fort. L’instance de régulation des médias en République Démocratique du Congo a annoncé l’interdiction d’antenne de Jules Mulindwa sur l’ensemble des médias du pays pour une durée conservatoire de 60 jours.
Cette sanction immédiate fait suite à des interventions publiques de l’intéressé, qualifiées par le régulateur d’injurieuses et de diffamatoires. Plus grave encore, le CSAC a estimé que les déclarations de Jules Mulindwa étaient de nature à inciter à la violence, franchissant ainsi les lignes rouges de la charte des médias en RDC.
À travers cette décision, le CSAC envoie un signal clair à l’ensemble des acteurs de l’espace public et médiatique congolais. L’institution rappelle que l’exercice du métier de communicant ou de journaliste exige un respect strict :De l’éthique et de la déontologie,De la responsabilité sociale;Des lois républicaines en vigueur
La liberté d’expression demeure un droit fondamental, mais elle s’exerce dans le respect des valeurs républicaines et de la dignité humaine , a tenu à rappeler le Conseil pour justifier la fermeté de sa décision.
Pendant les deux prochains mois, aucun média télévision, radio, presse écrite ou en ligne opérant sur le territoire national n’est autorisé à accorder la parole ou à diffuser les propos de Jules Mulindwa. Cette mesure conservatoire vise à apaiser les tensions et à prévenir d’éventuels dérapages dans un climat socio-politique où la responsabilité des leaders d’opinion est plus que jamais scrutée.
Reste à savoir si cette mise à pied de 60 jours sera suivie d’autres sanctions ou si elle suffira à recadrer les débats sur la scène médiatique.
Tribune Afrique