Kishasa alors que l’Est de la République démocratique du Congo reste le théâtre d’une instabilité chronique, le président des patriotes Wazalendo, Joseph Zagabe, est monté au créneau pour dénoncer de nouveaux mouvements de troupes étrangères et exiger des réformes structurelles profondes, tant sur le plan militaire que constitutionnel.


Le leader des Wazalendo a lancé une alerte sérieuse concernant la souveraineté nationale dans la province du Sud-Kivu. Selon ses déclarations, de nouvelles manœuvres militaires suspectes sont en cours.

Des troupes rwandaises ont à nouveau foulé le sol congolais , dénonce Joseph Zagabe.

Il affirme notamment qu’un avion a atterri à l’aéroport de Kavumu (près de Bukavu) transportant des militaires à bord, avec pour objectif clair de renforcer les positions rwandaises vers la zone de Civanga. Cette énième dénonciation accentue la pression sur la surveillance des frontières et des infrastructures aéroportuaires de la région.


Face à la persistance des massacres et de l’insécurité dans le secteur de Beni (Nord-Kivu), Joseph Zagabe estime que l’approche actuelle de l’armée a atteint ses limites. Il plaide pour des sanctions et un renouvellement du leadership sur le terrain :

Le remplacement et le relèvement de ses fonctions du commandant secteur de la zone de Beni.

L’injection d’un nouveau leadership militaire pour briser le cycle de violences qui endeuille la population locale.


Sur le plan politique, le président des Wazalendo a surpris en liant la crise sécuritaire aux institutions. Il s’est ouvertement positionné en faveur d’un changement de la Constitution de la RDC, estimant sans doute que le cadre légal actuel doit être adapté aux réalités et aux défis souverains du pays.

Enfin, jetant un regard critique sur les récentes agitations politiques à Kinshasa, Joseph Zagabe a lancé un appel direct au calme à l’adresse des leaders de l’opposition :

j‘appelle l’opposition à la retenue. Elle ne maîtrise pas la complexité de la situation et les dossiers stratégiques que mène actuellement le pouvoir en place pour faire face à la crise , a-t-il conclu.

Cette triple sortie sécuritaire, militaire et politique — replace les Wazalendo au centre du débat national, à un moment où le pays cherche désespérément des voies de sortie de crise.

Pour Tribune Afrique

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