Le sport, un levier puissant pour la paix dans la région des Grands Lacs

À l’occasion de la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix, célébrée ce 6 avril, le monde entier est invité à réfléchir au rôle du sport dans la construction d’un avenir plus pacifique et inclusif.Sur le terrain, cette réalité est déjà bien connue des acteurs engagés. Pour Birhaheka Pasteur, Coordinateur de SPORT POUR TOUS, le message est clair :

« Le sport peut contribuer à rapprocher les peuples, reconstruire des liens sociaux et ouvrir des chemins de paix. »

Si le sport est souvent présenté comme un outil universel de paix, il ne suffit pas à lui seul. Comme le souligne Birhaheka Pasteur :

« Le sport n’est pas automatiquement un facteur de paix. S’il n’est pas bien organisé et structuré, il peut aussi devenir un facteur de division. » Ce constat invite à dépasser les discours simplistes. Le sport peut unir, mais il peut aussi exacerber les tensions lorsqu’il est mal encadré. D’où la nécessité d’un investissement sérieux dans son organisation.

Building Bridges, Breaking Barriers : un thème en résonance avec les réalités locales

Le thème de cette année, Building Bridges, Breaking Barriers, résonne particulièrement dans la région des Grands Lacs.

Bien avant son adoption à l’échelle internationale, cette vision était déjà portée localement. En 2017, l’organisation SPORT POUR TOUS lançait la campagne :
Michezo ina vunja mipaka (le sport brise les frontières).

Une initiative fondée sur une conviction forte :
les frontières les plus difficiles à franchir ne sont pas toujours géographiques. Elles sont aussi faites de peur, de méfiance, de blessures historiques et de préjugés. Au-delà des slogans : construire un véritable écosystème de paix

En cette journée internationale, un message s’impose : il est temps d’aller au-delà des slogans,Oui, le sport peut : rapprocher les peuples, devenir un langage universel de paix, redonner espoir à des communautés fragilisées.

Mais cela ne se fera pas sans efforts concrets.

Il faut : des institutions solides, une vision claire, des programmes structurés, des éducateurs formés, des politiques publiques engagées, des organisations actives sur le terrain, et surtout, il faut des femmes et des hommes convaincus que la paix peut aussi se construire sur un terrain de sport.

Dans les Grands Lacs : bâtir des ponts, pas seulement sécuriser des frontières,dans une région marquée par des conflits et des fractures sociales, l’enjeu est immense, Pour SPORT POUR TOUS, le choix est clair : croire au pouvoir du sport, mais surtout y travailler concrètement.

Comme le martèle son Coordinateur :« Nous n’avons pas seulement besoin de frontières sécurisées ; nous avons besoin de ponts entre les peuples. »

En ce 6 avril, la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix n’est pas seulement une célébration,C’est un appel à l’action.

Un rappel que le sport, bien encadré, peut devenir un véritable outil de transformation sociale et de consolidation de la paix particulièrement dans des contextes fragiles comme celui des Grand

pour TRIBUNE AFRIQUE

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