Modeste Bahati Lukwebo serait-il dans le viseur du pouvoir

Selon des informations parvenues à notre rédaction, le leader de l’AFDC-A et son entourage feraient l’objet d’un plan de neutralisation orchestré par les cercles du pouvoir à Kinshasa.
D’après des sources concordantes, un dossier judiciaire clé en main aurait été élaboré à l’encontre de Modeste Bahati Lukwebo. Ce dispositif n’attendrait plus qu’un feu vert définitif de la haute hiérarchie pour être activé. Pour donner du crédit à ces accusations, l’entourage présidentiel aurait sollicité la collaboration de certains ressortissants de l’Est du pays, notamment de Goma et Bukavu. Ces derniers auraient été préparés pour livrer des témoignages préfabriqués visant à accabler le sénateur.
Dans les prochains jours, la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC) pourrait être mise à contribution. Les services de renseignement y présenteraient des individus entraînés pour multiplier les déclarations compromettantes. Ce laboratoire politique chercherait à fabriquer des preuves dites tangibles pour impliquer non seulement le Sénateur, mais aussi son fils, le député national Serge Bahati
Le scénario décrit par nos sources serait particulièrement sombre. Mardi dernier, une opération aurait été envisagée vers 4 heures du matin pour procéder soit à l’élimination physique du Sénateur, soit à son arrestation immédiate. Le motif invoqué serait celui d’une supposée collaboration avec les rebelles de l’AFC/M23, une accusation souvent utilisée pour écarter les figures politiques gênantes.
Les vies du Sénateur Modeste Bahati Lukwebo et de son fils Serge Bahati seraient actuellement en danger permanent.
Cette cabale présumée s’inscrirait dans une volonté plus large des caciques du régime de fragiliser les leaders originaires de l’Est de la République Démocratique du Congo. Outre Bahati Lukwebo, d’autres figures de proue comme Vital Kamerhe pourraient également être dans la ligne de mire de cette stratégie de contrôle politique par la force.
Les chancelleries occidentales et les observateurs internationaux auraient déjà été alertés de la situation, alors que le climat politique à Kinshasa semble se durcir à l’approche de nouvelles échéances
POUR TRIBUNE D’AFRIQUE.
