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	<title>Sécurité et diplomatie Archives -</title>
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	<title>Sécurité et diplomatie Archives -</title>
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		<title>Accord de Washington : entre avancées institutionnelles et retards persistants deux mois après la signature</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TB]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 08:19:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité et diplomatie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 27 juin 2025, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé à Washington, sous l’égide des États-Unis, un accord de paix visant à mettre fin à près de trois décennies de conflit dans l’Est de la&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<!-- content style : start --><style type="text/css" data-name="kubio-style"></style><!-- content style : end -->
<p><strong>Le 27 juin 2025, la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé à Washington, sous l’égide des États-Unis, un accord de paix visant à mettre fin à près de trois décennies de conflit dans l’Est de la RDC. Orchestré par l’administration Trump, ce compromis s’appuie sur une Déclaration de principes acceptée par les deux pays et se décline en deux volets : sécuritaire et économique.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un bilan mitigé après deux mois</h3>



<p>Deux mois après sa signature, le Baromètre des Accords de Paix en Afrique fait état d’une exécution encore très faible. Sur les 30 tâches prévues, seules 14 ont connu un début d’application, soit un taux global de réalisation de 19,1 %. Les progrès les plus notables concernent l’appui de la communauté internationale, la mise en place du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM), l’adoption de ses procédures, ainsi que la création du Comité de Surveillance Conjointe.</p>



<p>En revanche, la majorité des engagements clés, notamment en matière de sécurité, demeurent au point mort. Certaines mesures urgentes, comme la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, n’ont pas été exécutées, alors que la date butoir du 3 août 2025 était prévue.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Engagements non respectés</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li>Localisation et identification des FDLR (prévue entre le 4 et le 19 juillet).</li>



<li>Mise en œuvre du plan de neutralisation des FDLR (prévue pour le 27 juillet).</li>



<li>Neutralisation effective des FDLR (prévue entre le 24 juillet et le 3 août).</li>



<li>Plan de désengagement des forces rwandaises (prévu pour le 27 juillet).</li>



<li>Retrait des troupes rwandaises (prévu entre le 24 juillet et le 3 août).</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Les causes des blocages</h3>



<p>Plusieurs facteurs expliquent ces retards :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Mise en place tardive du JSCM</strong> : bien que sa première réunion ait eu lieu les 7 et 8 août, les points sensibles n’y ont pas été abordés.</li>



<li><strong>Divergences d’interprétation</strong> : Kigali conditionne le retrait de ses troupes à la neutralisation préalable des FDLR par Kinshasa, tandis que cette dernière exige une exécution simultanée.</li>



<li><strong>Situation sécuritaire changeante</strong> : plusieurs zones initialement ciblées pour des opérations contre les FDLR sont désormais passées sous le contrôle du M23/AFC, mouvement soutenu par le Rwanda.</li>



<li><strong>Confusion entre processus diplomatiques</strong> : certains acteurs distinguent à tort l’accord de Washington de celui de Doha, ce qui ralentit la mise en œuvre.</li>
</ol>



<h3 class="wp-block-heading">Quelques avancées enregistrées</h3>



<p>Malgré ces difficultés, des progrès ont été observés :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Réduction relative des discours belliqueux entre Kinshasa et Kigali, malgré des accusations réciproques persistantes.</li>



<li>Engagement formel à l’arrêt des hostilités, réaffirmé par des communiqués séparés du gouvernement congolais et du M23/AFC le 17 août 2025.</li>



<li>Lancement du JSCM et adoption de ses termes de référence.</li>



<li>Création du Comité de Surveillance Conjointe associant la RDC, le Rwanda, l’Union africaine, le Qatar et les États-Unis, réuni pour la première fois le 31 juillet.</li>



<li>Signature d’un Énoncé des Principes pour un cadre d’intégration économique régionale, ouvrant la voie à une coopération dans l’hydroélectricité, la gestion des parcs nationaux, l’exploitation des ressources du lac Kivu et la traçabilité des minerais.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Sécuritaire</strong> : respect de l’intégrité territoriale, cessation des hostilités, interdiction de soutien aux groupes armés (FDLR et M23/AFC) et mise en place d’un mécanisme conjoint de coordination.</li>



<li><strong>Économique</strong> : coopération bilatérale dans les secteurs stratégiques et intégration régionale via la CIRGL, le COMESA et l’EAC. Les États-Unis sont appelés à renforcer leur rôle d’investisseurs.</li>
</ul>



<p>L’accord de Washington a permis des avancées institutionnelles indéniables, mais sa mise en œuvre concrète reste entravée par la persistance des combats au Nord-Kivu et au Sud-Kivu et par les divergences entre Kinshasa et Kigali. Le Baromètre des Accords de Paix en Afrique alerte sur la nécessité d’une accélération significative pour éviter que ce processus ne connaisse le même sort que d’autres initiatives de paix avortées dans la région.</p>
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		<title>RDC: Crise humanitaire, tensions sécuritaires et procès Kabila : l’actualité congolaise sous la loupe.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[TB]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Aug 2025 10:48:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité et diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[AFC/M23]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Paix]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[UN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux sujets dominent l’actualité de ce samedi : la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC et le procès inédit de l’ancien président Joseph Kabila devant la Haute Cour militaire. UNE URGENCE HUMANITAIRE SANS PRÉCÉDENT DANS L&#8217;EST DE&#8230;</p>
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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Entre une crise humanitaire sans précédent, un procès historique et des négociations incertaines, la RDC se trouve à la croisée des chemins.</p>
</blockquote>
</blockquote>



<p><strong>Deux sujets dominent l’actualité de ce samedi : la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC et le procès inédit de l’ancien président Joseph Kabila devant la Haute Cour militaire.</strong></p>



<p><strong>UNE URGENCE HUMANITAIRE SANS PRÉCÉDENT DANS L&rsquo;EST DE LA RDC</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" width="640" height="480"  alt="" class="wp-image-210 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images28.jpg" srcset="https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images28.jpg 640w, https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images28-300x225.jpg 300w, https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images28-610x458.jpg 610w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p>Au Conseil de sécurité des Nations Unies, il a été rappelé que la RDC traverse « l’une des urgences humanitaires les plus aiguës au monde ». L’insécurité alimentaire s’aggrave alors que de nombreuses familles ont perdu l’accès à leurs champs et que leurs récoltes sont souvent confisquées.</p>



<p>La crise des déplacements atteint un niveau alarmant : près de 5,9 millions de personnes sont actuellement déplacées internes, dont plus d’un million au Nord-Kivu et environ 1,5 million au Sud-Kivu. Les populations, contraintes de fuir à plusieurs reprises, vivent dans un cycle permanent de peur et d’instabilité.</p>



<p>Le Conseil de sécurité a également adopté une résolution exigeant le retrait immédiat du M23 des zones occupées et la cessation des hostilités. Il a réaffirmé que « la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC ne sont pas négociables » et a adressé un avertissement clair aux soutiens extérieurs présumés du mouvement rebelle.</p>



<p>La délégation congolaise à l’ONU a, pour sa part, dénoncé le Rwanda et ses alliés du M23, accusés de bloquer l’application des accords de paix et des résolutions déjà adoptées. Elle a rejeté les accusations selon lesquelles Kinshasa soutiendrait les FDLR, faute de preuves tangibles.</p>



<p><strong>PROCÈS DE JOSEPH KABILA : LE MINISTÈRE PUBLIC RÉCLAME LA PEINE CAPITALE</strong></p>



<p>À Kinshasa, le procès de l’ancien président Joseph Kabila devant la Haute Cour militaire a franchi une étape décisive. Le ministère public a requis la peine de mort pour « crimes de guerre », « trahison » et « organisation d’un mouvement insurrectionnel ». Des peines supplémentaires de 20 ans pour « apologie de crimes de guerre » et de 15 ans pour « complot » ont également été demandées.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="739" height="415"  alt="" class="wp-image-212 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images25.jpg" srcset="https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images25.jpg 739w, https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images25-300x168.jpg 300w, https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images25-610x343.jpg 610w" sizes="(max-width: 739px) 100vw, 739px" /></figure>



<p>Jugé par contumace, Joseph Kabila est accusé d’avoir entretenu des liens avec le M23, qui contrôle plusieurs localités du Nord et du Sud-Kivu. L’auditeur général des FARDC a affirmé que l’ancien chef de l’État serait le « véritable chef » du mouvement rebelle.</p>



<p>Au-delà des accusations militaires, le procès soulève également la question de son identité. Certains avocats de la République contestent sa nationalité congolaise, avançant qu’il serait en réalité rwandais, sous le nom d’Hyppolite Kanambe. Si cette thèse était retenue, l’infraction de trahison pourrait être requalifiée en espionnage, applicable aux étrangers.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img width="725" height="370"  alt="" class="wp-image-213 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images26.jpg" srcset="https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images26.jpg 725w, https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images26-300x153.jpg 300w, https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images26-610x311.jpg 610w" sizes="(max-width: 725px) 100vw, 725px" /></figure>



<p>Ce procès, inédit dans l’histoire du pays, illustre un tournant majeur : un ancien président jugé pour des faits liés à la guerre et à la déstabilisation de la nation.</p>



<p><strong>DOHA : DES DISCUSSIONS ATTENDUES</strong></p>



<p>Sur le plan diplomatique, les efforts se poursuivent pour ramener la paix dans l’Est. Alors que les précédentes rencontres avaient échoué, une nouvelle série de discussions est attendue à Doha, au Qatar.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" width="699" height="438"  alt="" class="wp-image-215 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images27.jpg" srcset="https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images27.jpg 699w, https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images27-300x188.jpg 300w, https://tribuneafrique.com/wp-content/uploads/2025/08/images27-610x382.jpg 610w" sizes="(max-width: 699px) 100vw, 699px" /></figure>



<p>Le M23 a confirmé l’envoi d’une délégation restreinte, chargée de discuter exclusivement des mécanismes de cessez-le-feu et de la libération des prisonniers. Du côté américain, un optimisme prudent demeure quant à l’issue positive de ces pourparlers, perçus comme une étape importante vers la réconciliation des communautés affectées.</p>



<p><strong>En résumé</strong></p>



<p>L’alarme humanitaire sonnée par l’ONU et la pression accrue du Conseil de sécurité sur le M23.</p>



<p>Le procès historique de Joseph Kabila, marqué par des réquisitions d’une sévérité sans précédent.</p>



<p>Les tentatives diplomatiques en cours à Doha, considérées comme une possible avancée vers un cessez-le-feu durable.</p>
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		<title>Est de la RDC : Washington hausse le ton face aux atrocités du groupe AFC/M23</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 06:10:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Washington ne cache plus son agacement face au non-respect des engagements pris à Doha. Les États-Unis ont durci leur position face aux violences persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué du département d’État, Washington a&#8230;</p>
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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Washington ne cache plus son agacement face au non-respect des engagements pris à Doha.</p>
</blockquote>



<p><strong>Les États-Unis ont durci leur position face aux violences persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un communiqué du département d’État, Washington a dénoncé de « horribles exactions » commises par le groupe armé AFC/M23 contre des civils, évoquant viols, meurtres et attaques ciblées dans plusieurs localités du Nord-Kivu. </strong></p>



<p>Les Américains, qui avaient contribué à l’accord de paix signé le 27 juin entre Kinshasa et Kigali sous médiation qatarie, réclament désormais une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.</p>



<p>Cette montée au créneau s’inscrit dans un contexte de pressions internationales croissantes. Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme, Human Rights Watch et Amnesty International ont tous publié des rapports accablants, documentant des massacres, dont l’exécution de plus de 140 civils en juillet dans le territoire de Rutshuru. Selon HRW, ces tueries, perpétrées dans au moins 14 villages proches du parc national des Virunga, constituent les pires atrocités commises par le M23 depuis sa résurgence en 2021.</p>



<p>Washington ne cache plus son agacement face au non-respect des engagements pris à Doha. Le 15 août, le conseiller principal pour l’Afrique du département d’État, Massad Boulos, avait déjà condamné la recrudescence des violences, appelant à une mise en œuvre stricte du cessez-le-feu. Quelques jours plus tôt, le Trésor américain avait sanctionné cinq entités accusées de contrebande de minerais à Rubaya, une zone sous forte influence de l’AFC/M23. Ces signaux traduisent une volonté américaine d’utiliser simultanément les leviers diplomatiques et économiques pour contenir la crise.</p>



<p>La convocation du Conseil de sécurité représente désormais un tournant stratégique. D’un côté, elle ouvre la voie à un débat élargi entre les principaux bailleurs et partenaires de la RDC, y compris les membres permanents du Conseil qui n’ont pas toujours une position convergente sur le dossier congolais. De l’autre, elle pourrait servir de tribune à Washington pour isoler davantage les soutiens présumés de l’AFC/M23, au premier rang desquels Kigali, souvent accusé par Kinshasa et plusieurs ONG d’appuyer militairement la rébellion.</p>



<p>Cependant, plusieurs analystes tempèrent les attentes. Le Conseil de sécurité, paralysé par des rivalités entre grandes puissances, peine depuis plusieurs années à adopter des résolutions contraignantes sur les conflits africains. Dans le cas de la RDC, il est probable que la réunion aboutisse à une condamnation ferme et peut-être à des appels renforcés au respect du cessez-le-feu, mais sans mesures coercitives directes. Le risque est donc que les déclarations se succèdent sans infléchir réellement le rapport de force sur le terrain.</p>



<p>À court terme, les perspectives d’une désescalade reposent sur deux leviers : une pression diplomatique accrue sur le Rwanda afin qu’il cesse tout appui au M23, et un engagement plus ferme de la communauté internationale à soutenir les forces de la RDC et leurs partenaires régionaux. À moyen terme, la relance du processus politique de Doha reste l’unique issue durable, à condition qu’il soit assorti de mécanismes de vérification et de sanctions contre les fauteurs de guerre. Sans cela, préviennent plusieurs observateurs, la spirale de violences dans l’Est de la RDC continuera de défier la communauté internationale, malgré les discours et les résolutions.</p>
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		<item>
		<title>Projet d’accord RDC-M23 : entre compromis sécuritaire et défi politique.</title>
		<link>https://tribuneafrique.com/2025/08/20/projet-daccord-rdc-m23-entre-compromis-securitaire-et-defi-politique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[TB]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Aug 2025 07:26:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sécurité et diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[AFC/M23]]></category>
		<category><![CDATA[FARDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que des discussions pourraient reprendre cette semaine à Doha autour d’un éventuel accord de paix entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle AFC/M23, un élément du projet de document attire particulièrement l’attention : la création d’une « Force&#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<!-- content style : start --><style type="text/css" data-name="kubio-style"></style><!-- content style : end -->
<p><strong>Alors que des discussions pourraient reprendre cette semaine à Doha autour d’un éventuel accord de paix entre le gouvernement congolais et le mouvement rebelle AFC/M23, un élément du projet de document attire particulièrement l’attention : la création d’une « Force spéciale intérimaire pour la région affectée ». </strong></p>



<p>Derrière ce concept, se joue une partie complexe qui dépasse la seule question militaire et touche aux équilibres politiques, sociaux et humanitaires de l’Est de la République démocratique du Congo.</p>



<p><strong>Un compromis sécuritaire inédit</strong></p>



<p>Le projet propose une structure hybride, censée répondre aux deux positions irréconciliables : Kinshasa refuse toute force tampon internationale tandis que le M23 rejette un retrait pur et simple de ses positions. La « Force spéciale intérimaire » serait composée pour moitié de combattants issus du M23 et pour moitié de policiers congolais et de civils locaux, excluant volontairement les FARDC. Placée sous l’autorité du ministère de l’Intérieur et encadrée par un mécanisme multilatéral, elle disposerait d’un mandat de cinq ans renouvelable. Cette formule ouvre la voie à une cogestion de fait des zones contrôlées par la rébellion, ce qui constitue une avancée politique, mais aussi une source de crispations.</p>



<p><strong>Les dilemmes politiques et institutionnels</strong></p>



<p>Le principal obstacle reste juridique et politique. L’Assemblée nationale congolaise a déjà interdit l’intégration de membres de groupes armés dans l’armée régulière, or le projet prévoit précisément une intégration progressive dans les FARDC ou la PNC au terme du mandat intérimaire. Cette contradiction expose l’accord à des contestations internes, surtout dans un climat où une partie de l’opinion publique voit dans toute concession au M23 une atteinte à la souveraineté nationale. Par ailleurs, la reconnaissance implicite du rôle sécuritaire du M23 dans ces zones pourrait être interprétée comme une légitimation de ses conquêtes armées.</p>



<p><strong>Implications sécuritaires : stabilisation ou nouvelle fracture ?</strong></p>



<p>Sur le plan sécuritaire, une force mixte pourrait théoriquement réduire les tensions en offrant un encadrement partagé et en évitant une confrontation directe entre le M23 et les FARDC. Mais elle comporte aussi des risques :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Institutionnaliser la partition de facto de certaines zones,</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>renforcer l’ancrage du M23 comme acteur incontournable,</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>créer des rivalités au sein des communautés locales quant au recrutement.</li>
</ul>



<p>La mise à l’écart des FARDC, censée éviter les affrontements, pourrait aussi être perçue comme une délégitimation de l’armée nationale dans son propre territoire.</p>



<p><strong>Enjeux sociaux et communautaires</strong></p>



<p>Le recrutement des civils locaux dans cette force ouvre une perspective d’implication directe des populations dans la gestion de la sécurité. Cela pourrait favoriser la confiance et un sentiment d’appartenance, mais risque également de diviser les communautés si le processus est perçu comme biaisé ou capté par une ethnie dominante. Dans des zones déjà marquées par la méfiance et les fractures identitaires, la composition de cette force sera scrutée de près.</p>



<p><strong>La dimension humanitaire</strong></p>



<p>La cogestion envisagée intervient dans un contexte de crise humanitaire aiguë. Des centaines de milliers de déplacés attendent un retour sécurisé dans leurs villages. La mise en place d’une force intérimaire pourrait faciliter un climat de confiance et encourager les retours. Mais tant que la question du statut définitif de ces zones n’est pas tranchée, le risque d’un retour fragile et réversible demeure. De plus, la population pourrait se retrouver coincée entre deux autorités — l’État central et la structure intérimaire — sans réelle clarté sur leurs droits et protections.</p>



<p><strong>Un pari risqué mais révélateur</strong></p>



<p>Ce projet illustre le dilemme permanent de la diplomatie congolaise : négocier un compromis immédiat pour réduire les violences, au risque de légitimer les groupes armés, ou maintenir une ligne dure qui prolonge le conflit. La « Force spéciale intérimaire » apparaît comme une tentative de solution innovante, mais elle soulève autant de questions qu’elle n’apporte de réponses.</p>



<p>En définitive, la réussite de ce mécanisme dépendra de la capacité des parties à l’inscrire dans une logique de paix durable plutôt que dans une simple redistribution du pouvoir sécuritaire. Pour la population de l’Est, épuisée par des décennies de guerre, l’attente reste la même : la sécurité réelle, la justice et la possibilité de reconstruire une vie digne.</p>
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