Une humanitaire de l’UNICEF tuée dans une attaque de drone

La ville de Goma est sous le choc après la mort tragique de Karine Buisset, employée française de l’UNICEF, survenue ce mercredi 11 mars 2026 lors d’une frappe de drone en plein centre-ville. Alors que les versions divergent sur l’origine des tirs, ce décès relance le débat sur la sécurité des humanitaires et la guerre technologique qui se joue au Nord-Kivu.

Le quartier résidentiel situé à proximité de la résidence de l’ancien président Joseph Kabila a été la cible de plusieurs explosions ce mercredi matin. Selon des sources locales et des témoignages recueillis sur place, une frappe de drone a directement touché la résidence occupée par Karine Buisset, une ressortissante française travaillant pour le compte de l’UNICEF. La victime a succombé à ses blessures, faisant d’elle la première victime humanitaire étrangère de haut profil tuée par un engin télécommandé dans la capitale provinciale.
À peine la poussière retombée, les deux camps se sont livrés à une bataille médiatique acharnée. Le porte-parole du mouvement rebelle M23 a rapidement pointé du doigt les Forces Armées de la République Démocratique du Congo FARDC, accusant Kinshasa d’avoir violé le cessez-le-feu en visant des zones civiles avec ses nouveaux vecteurs aériens.

Cependant, cette version est vivement contestée par plusieurs observateurs et analystes militaires. Des experts soulignent des incohérences notoires dans la communication du M23. Alors que la rébellion affirmait récemment avoir rendu l’espace aérien de ses zones impénétrable , l’intrusion d’un drone en plein Goma soulève des questions sur la réalité de leurs capacités de défense.

Au-delà des accusations, l’analyse visuelle des impacts alimente le doute. Des analystes indépendants notent que les images des récentes frappes de drones attribuées aux FARDC notamment à Mushaki présentent des caractéristiques thermiques et des signatures d’explosion différentes de celles observées dans la vidéo du drame de Goma

Tout drone opérant actuellement dans la région, qu’il soit utilisé par le M23 ou les FARDC, est doté de technologies dont les données de vol sont théoriquement traçables par les constructeurs , explique un spécialiste des nouvelles technologies de l’information NTIC basé dans la région.

Cette traçabilité pourrait s’avérer cruciale pour déterminer la trajectoire exacte de l’engin et son point de décollage, alors que certains soupçonnent une erreur opérationnelle ou une mise en scène tragique visant à discréditer Kinshasa sur la scène internationale.

Le président français Emmanuel Macron a réagi officiellement via un message de condoléances adressé à la famille de la victime et à ses collègues de l’UNICEF. Je condamne cette attaque et demande le respect du droit humanitaire et des personnels engagés sur le terrain pour sauver des vies , a déclaré le chef de l’État français.

Alors que les enquêtes débutent, une question demeure sur toutes les lèvres à Goma à qui profite ce crime Pour beaucoup, cet acte pourrait servir de prétexte pour justifier une escalade militaire ou pour forcer une renégociation des accords de paix en position de force médiatique

Pour TRIBUNE AFRIQUE TRESOR TONDE.

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