Une présidence sous tension

En République du Congo, la présidence de Denis Sassou Nguesso traverse une période marquée par des tensions politiques à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 15 mars 2026. Au pouvoir depuis 1997 et déjà président entre 1979 et 1992 le chef de l’État, âgé de 82 ans, est l’un des dirigeants les plus anciens du continent et brigue un nouveau mandat.
Le scrutin s’annonce toutefois controversé. Plusieurs partis d’opposition dénoncent un manque de transparence dans l’organisation des élections et certains ont choisi de boycotter le processus électoral. Dans un contexte politique dominé par le parti présidentiel, la marge de manœuvre de l’opposition reste limitée, alimentant les critiques sur la compétitivité du scrutin.
Au-delà de l’élection, la question de la succession du président suscite également des interrogations. Des observateurs évoquent des rivalités internes au sein du pouvoir autour de l’après-Sassou Nguesso, tandis que la population fait face à des difficultés économiques persistantes, notamment un taux de pauvreté élevé et un chômage important chez les jeunes.
Dans ce contexte, la présidentielle de 2026 apparaît moins comme une alternance politique que comme un moment charnière pour l’avenir du système politique congolais et la stabilité du pays.
Pour Tribune afrique ; JEAN-LUC AKSANTI
