Crise à l’Est et sanctions internationales : Joseph Zagabe fixe le cap

Dans un entretien exclusif accordé à la radio RTVS 1 ce mercredi 4 mars 2026, le président national des patriotes Wazalendo, Mr Joseph Zagabe, a brossé un tableau sans concession de la situation sécuritaire et diplomatique de la République Démocratique du Congo. Entre tensions internes à Shabunda et pressions sur le régime rwandais, le leader des patriotes prône la fermeté et la vigilance.

Deux sujets majeurs ont cristallisé la discussion :Les affrontements fratricides , Des heurts signalés entre des groupes de Wazalendo venus du Sud-Kivu et du Maniema, provoquant une paralysie totale dans plusieurs villages.

Les sanctions internationales contre le Rwanda et l’affirmation de la montée en puissance technologique (drones) des FARDC,les tensions se concentrent dans le territoire de Shabunda, plus précisément dans les localités de Kalole, Masanganjiya, Byapanga et Mukoloka. Sur le plan global, le conflit implique la zone frontalière avec le Rwanda, pays accusé de soutenir la rébellion du M23

Les troubles à Shabunda durent depuis environ une semaine, une période marquée par une inactivité économique et sociale forcée pour les populations locales. Le conflit à Shabunda serait né d’une erreur stratégique ou d’une méprise, les généraux cités ayant lancé des opérations là où le M23 n’est pas présent.

Pour Joseph Zagabe, les sanctions américaines marquent le « début de la fin » pour l’agression rwandaise. Il conditionne la paix au retrait des troupes rwandaises et suggère un dialogue inter-rwandais sous médiation américaine pour régler la question des FDLR.
La RDC n’a pas de conflit entre Hutu et Tutsi. Nous avons plus de 450 tribus. Le respect des lois de la République est le seul remède contre le tribalisme a -t-il dit

Le président des Wazalendo a conclu en prévenant que tout patriote coupable de dérives comportementales après la guerre répondra de ses actes devant la justice, réaffirmant ainsi que l’élan patriotique ne doit pas servir de couverture à l’impunité.

POUR TRIBUNE D’AFRIQUE: JEAN – LUC AKSANTI

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