Déclarations du Président de l’Afrique du Sud Mr Cyril Ramaphosa sur le conflit au Moyen-Orient : enjeux, impacts et appel à la paix

Ce 4 mars 2026  a Cape Town, Lors de son allocution au forum Africa Energy, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a livré une analyse claire et stratégique sur les répercussions du conflit qui oppose plusieurs puissances au Moyen-Orient. Ses propos soulignent les défis économiques, les risques géopolitiques pour l’Afrique et la volonté de son pays de contribuer à une sortie pacifique de la crise.

Mr Ramaphosa a alerté que l’escalade du conflit au Moyen-Orient exerce déjà une pression notable sur les chaînes d’approvisionnement africaines, notamment dans les secteurs de l’énergie et du transport. Selon lui, la hausse des prix du pétrole et du gaz, ainsi que la perturbation des routes maritimes stratégiques comme le détroit d’Hormuz, affectent directement les économies du continent, qui dépend largement des importations d’énergie.
L’Afrique subit déjà les conséquences de l’escalade du conflit au Moyen-Orient, avec des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et des hausses des prix de l’énergie , a observé le président.

Il a établi un parallèle avec d’autres perturbations mondiales majeures, telles que la guerre en Ukraine et la pandémie de COVID-19, pour souligner à quel point les économies africaines sont vulnérables face à des chocs externes et à l’instabilité géopolitique.

Le président Cyril Ramaphosa a également réaffirmé la disponibilité de l’Afrique du Sud à jouer un rôle de médiateur, si une telle contribution est sollicitée par les parties en conflit ou par la communauté internationale. Il a souligné que le dialogue et la négociation restent les voies les plus efficaces pour mettre fin aux hostilités :
« L’Afrique du Sud est prête à jouer un rôle de médiation ou autre, si on le lui demande. Nous voulons que ce conflit prenne fin immédiatement, et le dialogue est la meilleure façon d’y parvenir ».
Il a aussi indiqué que son gouvernement faisait tout son possible pour rapatrier les citoyens sud-africains bloqués dans la région touchée par les combats.

La position exprimée par le président Ramaphosa s’inscrit dans une approche diplomatique globale qui appelle à la désescalade, au respect du droit international, et à une réponse collective de la communauté mondiale face à l’intensification du conflit. Il a insisté sur la nécessité d’éviter que cette crise régionale ne dégénère en une catastrophe internationale avec des effets durables sur les économies vulnérables, notamment en Afrique.

POU TRIBUNE D’AFRIQUE: JEAN-LUC AKSANTI

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