DESTITUTION DE WILLY MISHIKI


Le mouvement de la Coalition des Volontaires pour la Défense de la Patrie Wazalendo traversait une zone de fortes turbulences. Le député national Willy Mishiki a été officiellement destitué de son poste au sein du Conseil des Sages du mouvement.

Cette décision radicale, annoncée par le coordonnateur national, le Professeur Daddy Salé, fait suite à une interview jugée scandaleuse accordée à TV5 Monde. Il est reproché à l’élu national d’avoir diffusé des informations mensongères sur des opérations militaires prévues depuis le parc des Virunga, mettant ainsi en péril la stratégie du mouvement.

Pendant que l’AFDC affichait sa cohésion La hiérarchie des Wazalendo a dénoncé une confusion de rôles et une tendance de M. Mishiki à s’autoproclamer porte-parole sans mandat. Plus grave encore, Joseph Zagabe, Président National des Patriotes Wazalendo, a accusé le député de collusion avec l’ennemi M23 et de tentatives de corruption au sein de cette structure qu’il rappelle être strictement apolitique et dévouée à la défense de la souveraineté nationale IL affirme que Willy Mishiki et Daddy Salé ce dernier étant pourtant celui qui l’a destitué dans l’extrait précédent auraient corrompu des délégués de mouvements pour se positionner.

Il va plus loin en affirmant que Willy Mishiki agit au bénéfice du M23, notamment par ses déclarations sur le retrait des troupes à Uvira et ses récentes sorties médiatiques qui nuisent aux intérêts du gouvernement.

Joseph Zagabe rappelle que les Wazalendo sont une structure de la société civile socio-réservistes et non un mouvement politique. Il insiste sur le fait que leur existence est légitimée par la vision du Chef de l’État Félix Tshisekedi et l’héritage de Laurent-Désiré Kabila..

Deux actualités illustrent la complexité du moment d’un côté, une majorité politique qui tente de se consolider pour le nouveau quinquennat, et de l’autre, la difficulté de maintenir l’unité et la discipline au sein des structures d’appui à la défense de la patrie en période de conflit.

Pour TRIBUNE AFRIQUE

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