Tuerie de l’agent de l’UNICEF Karine Buisset : Joseph Zagabe en parle

Kinshasa Ce mercredi 13 mars Lors de l’entretien vespéral organisé par la radio RTVS1, trois principales questions ont été abordées autour de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo. L’échange a notamment porté sur l’incident survenu à Goma, la marche organisée par l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars, ainsi que l’avenir des différents accords de paix signés dans la région.
S’exprimant sur la mort de Karine Buisset, agent de l’UNICEF tuée lors d’une frappe de drone, Joseph Zagabe, président national des Patriotes Wazalendo, a évoqué un incident qu’il attribue au Rwanda. Selon lui, cette attaque viserait à faire porter la responsabilité à la République démocratique du Congo et à créer des tensions diplomatiques, notamment avec la France.
Abordant ensuite la marche organisée à Goma par l’AFC/M23, Joseph Zagabe affirme que des habitants auraient été contraints d’y participer. Il soutient également que des manifestants venus du Rwanda auraient été mobilisés afin de donner l’impression, auprès de l’opinion internationale, d’un mouvement populaire hostile aux autorités congolaises. Selon lui, une partie de la population locale aurait toutefois contesté cette manifestation.
Enfin, le président des Patriotes Wazalendo s’est exprimé sur l’avenir des accords de paix conclus dans la région. Il a estimé que, avec ou sans accord , la paix finira par s’imposer et qu’aucune tentative de balkanisation de la République démocratique du Congo ne pourra aboutir.
Pour conclure, Joseph Zagabe a prévenu que si l’AFC/M23 venait à violer le cessez-le-feu, les combattants Wazalendo, aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo FARDC, riposteraient afin de défendre les positions déjà reconquises.
Pour TRIBUNE Afrique
