RDC : Quand la rébellion s’attaque aux acquis collectifs, le peuple en paie le prix fort.
Beaucoup notent que d’autres leaders politiques et notables du Sud-Kivu ne paraissent pas exposés à la même hostilité.
Les récents pillages des biens du Sénateur et Professeur Modeste Bahati Lukwebo, visiblement facilités par la rébellion de l’AFC/M23 active dans l’Est du pays, marquent un tournant dramatique pour les populations du Sud-Kivu. Ce qui pourrait apparaître comme une attaque ciblée contre un leader politique est en réalité une agression directe contre des centaines de milliers de citoyens qui bénéficiaient de ses initiatives économiques et sociales.
Derrière chaque bâtiment détruit, chaque usine saccagée, ce sont des familles entières qui sombrent dans la précarité. Selon les estimations des organisations locales, notamment des jeunes acteurs sociaux et politiques, entre 20 000 et 50 000 personnes vivaient directement ou indirectement des emplois, des revenus et des services issus des investissements de Bahati Lukwebo. Aujourd’hui, ces familles se retrouvent dans l’incertitude, exposées à un chômage forcé qui fragilise davantage un tissu social déjà éprouvé par des décennies de conflit.
Les infrastructures scolaires, sanitaires, ou régénératrices des revenus construites par le Sénateur Bahati Lukwebo n’étaient pas un privilège personnel ni un prestige privé, mais un investissement pour l’avenir des enfants de Kabare. Leur dégradation ou leur pillage compromet le droit fondamental à l’éducation, la santé ou le travail, privant une génération des outils nécessaires pour rebâtir un pays meurtri. À Kalehe, l’usine de transformation de tomates représentait une rare opportunité de développement local. En l’anéantissant, les rebelles n’ont pas seulement facilité la destruction d’un outil de production, ils ont également piétiné l’espoir d’autonomie économique pour des milliers de familles.
L’exemple des dons au profit des populations pour la construction des églises, hôpitaux , écoles, eau potable et autres, illustre l’engagement social constant de Bahati Lukwebo envers sa communauté. Mais désormais, même ce qui constitue le cœur de la cohésion sociale semble menacé par cette spirale de destruction.
Face à ces attaques, une interrogation persiste dans l’opinion : pourquoi les rebelles semblent-ils s’acharner exclusivement sur les biens du Sénateur Bahati Lukwebo ? Beaucoup notent que d’autres leaders politiques et notables du Sud-Kivu ne paraissent pas exposés à la même hostilité. Cette sélectivité, qu’elle soit fortuite ou intentionnelle, alimente un climat de suspicion et pousse certains à s’interroger sur les logiques réelles qui sous-tendent ces actes ciblés.
Ces attaques, qui vont bien au-delà d’une simple lutte armée, traduisent une stratégie de terre brûlée visant à asphyxier les populations et à annihiler tout embryon de développement local. Le danger n’est pas seulement économique : il est existentiel. En privant les communautés de Kabare et de Kalehe de leurs infrastructures, cette rébellion facilité la condamnation des générations entières à la pauvreté, à l’ignorance et à la dépendance.
Il est urgent de condamner avec la plus grande fermeté ces actes qui ne visent pas uniquement des biens privés, mais l’avenir même du peuple congolais. Ce que perd Bahati Lukwebo en infrastructures, c’est toute une population qui le paie en vies brisées, en rêves détruits et en espoirs avortés.
La nation congolaise ne peut rester indifférente. Protéger les acquis collectifs, défendre le droit des communautés à l’éducation, au travail et à la dignité, voilà l’un des combats les plus pressants de notre époque. Les générations futures ne nous pardonneront pas de nous être tus face à la destruction de nos propres fondations.
